Test Livres 100 ans et plus de cinéma fantastique et de science-fiction

100 ans et plus de cinéma fantastique et de science-fiction

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100 ans et plus de cinéma fantastique et de science-fiction Commentaires:

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25 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile.
5Aussi monumental que personnel, pour le meilleur et l’un peu plus discutable
Par LD
C’est un pavé qui fait son bon poids. 1500 pages étaient initialement prévues : l’ouvrage n’en compte dans les faits que 1100, mais on ne pourra pas pour autant reprocher à l’auteur et à l’éditeur d’avoir été pingres! Je précise tout de suite que si j’écris “l’auteur” c’est par commodité. Si sur la couverture seul son nom apparaît, quelques-uns de ses amis sont tout de même venus lui prêter main forte pour mener à bien cette entreprise un peu folle. La plupart des notices étant signées Jean-Pierre Andrevon, il ne fait toutefois aucun doute qu’il est le grand maître d’œuvre de ce dictionnaire inédit en langue française.Il s’agit donc strictement d’un dictionnaire, au sens où il n’y a pas d’essai global en dehors des entrées alphabétiques. Il comprend toutefois comme beaucoup de dictionnaires aujourd’hui des encadrés, allant le plus souvent de la demi-page à la double page (parfois plusieurs pages, par exemple pour les séries). Les entrées varient en longueur évidemment, mais à part dans quelques cas où l’on peut se dire que l’objet de la notice aurait franchement mérité plus long – ou plus court… Christophe Lambert méritait-il vraiment presque une page? Soit plus que Lon Chaney et autant que Boris Karloff, Bela Lugosi ou John Carpenter! – celles-ci permettent de poser un certain nombre de choses. Les encadrés peuvent être consacrés à toutes sortes de sujets, du réalisateur à l’acteur en passant par le genre ou sous-genre, le type de personnage ou créature, etc. Contrairement à la façon dont l’éditeur Rouge profond illustre la plupart de ses ouvrages (cf. l’exceptionnelle trilogie de Pierre Berthomieu par exemple : Hollywood classique – Le temps des géants, Hollywood moderne – le temps des voyants, et le dernier tome paru exactement au même moment, Hollywood – Le temps des mutants), il y a ici des photos de toutes les tailles, pas des petits photogrammes. Il faut tout de suite assurer que la mise en page, classique et élégante, les choix iconographiques (photos, mais aussi beaucoup d’affiches) et la qualité des reproductions suffisent à eux seuls à faire de cet ouvrage une réussite éditoriale éclatante.Je ne suis pas un spécialiste mais j’imagine que si des connaisseurs pointus auront beau jeu de faire remarquer telle ou telle entrée manquante – c’est la loi du genre – tout le monde reconnaîtra à ce livre une belle exhaustivité. Tout ce que je suis allé voir en voulant constater ce qui en était dit, je l’ai trouvé en tout cas. Et j’ai bien entendu retrouvé avec plaisir des films que je n’ai pas revus voire ai quasi-oubliés depuis longtemps, et pour lesquels j’étais content de voir une entrée. Andrevon s’explique ainsi de ses choix dans l’introduction : “la sélection nécessaire correspond à deux critères essentiels : que les films comportent, même a minima, un argument fantastique (ou science-fictionnel, ou irrationnel, ou onirique, ou légendaire, au choix) ; qu’ils soient représentatifs d’un genre, d’un réalisateur, d’une époque, d’un pays, bref qu’ils soient incontournables, fût-ce au négatif, étant entendus que certains nanars valent leur pesant de légumes frais”.À ce propos, je ne reprocherai bien sûr aucunement à Andrevon de ne pas avoir les mêmes goûts que moi (au moins en partie) et encore moins de ne respecter aucune vache sacrée, mais il faut préciser que certaines entrées risquent de ne pas plaire à tout le monde. Car – c’est sa force autant que sa limite – ce dictionnaire ne se veut pas qu’informatif et il véhicule un goût assez marqué. Adepte de la révision nécessaire de certaines valeurs établies – parce que le temps a passé ou parce qu’il trouve que certains auteurs ou films ont été surévalués – et à plus forte raison parce qu’il a choisi d’attribuer des étoiles, cela fera parfois tiquer. Ainsi, voir Le Locataire de Polanski ou Orange mécanique de Kubrick se manger une étoile, certains Carpenter (Invasion Los Angeles) ou Cronenberg (eXistenZ) deux, tandis que les derniers Transformers ou Twillight en récoltent quatre, cela a pour moi un peu de mal à passer même si je comprends le point de vue qui s’exprime dans le commentaire. Il y a parfois quelques hiatus entre l’encadré consacré à un auteur et la notice d’un film donné : si comme l’avance Andrevon Tim Burton n’a quasiment jamais déçu, pourquoi autant trouver à redire non seulement aux récents Frankenweenie et Dark Shadows mais aussi à Edward aux mains d’argent (gratifié de deux étoiles lui aussi)? Si je comprends également pourquoi l’amateur de SF ne trouve pas son compte à un film comme le 2046 de Wong Kar-Wai (une étoile), j’ai la nette impression qu’Andrevon ne comprend que modérément quel est l’objet du cinéma du réalisateur hong-kongais en règle générale. Je sais pertinemment que je réagis en fonction de mes goûts et que si je n’ai par exemple pas de mal à accepter qu’il dézingue Shyamalan c’est tout simplement parce que je pense comme lui qu’il a toujours été surestimé (en tout cas avant que la roue ne tourne avec ses derniers films). Reste que je voulais préciser qu’il ne faut pas s’attendre à des développements neutres : Andrevon ne faisant pas mystère de ses partis pris, on risque d’y trouver à redire plus d’une fois. Choisir le système des étoiles était par ailleurs peut-être un mal nécessaire afin d’indiquer de façon assez immédiate son évaluation, mais je trouve qu’on aurait pu s’en passer (cela finit toujours par tourner à la sanction un peu brutale et risque d’être plus dissuasif qu’autre chose).La contrepartie d’une posture aussi personnelle est bien sûr, comme toujours, qu’elle donne la possibilité de trouver ses marques par rapport à l’auteur et ce qu’il avance. Par ailleurs, la défense et illustration de certains films plus rares ou délaissés risque de donner envie à plus d’un d’aller y voir, ce qui pour moi est finalement ce qui signe la réussite de ce genre de travail. Le but n’étant pas seulement d’aller lire une prose renseignée sur ce qu’on connaît déjà mais bien de faire des découvertes et redécouvertes. Je suis persuadé que dans cette optique ce gros ouvrage fera pleinement son office. Tous ses lecteurs devraient être poussés à voir ou revoir des films de tous les horizons et de toutes les époques grâce à ce qu’en écrivent Andrevon et ses comparses.Ce dernier point, de pair avec l’ambition démesurée de la démarche et l’expression de la passion pour le sujet, et bien sûr la perfection de la réalisation – nouveau coup de chapeau à l’éditeur, et longue vie à lui – font que je porte ma notation à 5 étoiles sans trop hésiter, en dépit de mes quelques récriminations.P.-s. Je conseille par ailleurs vivement aux anglophones l’acquisition d’un excellent petit livre – textes variés de divers auteurs – accompagnant la programmation de films ayant de près ou de loin à voir avec le gothique par le British Film Institute londonien. Un ouvrage beaucoup plus modeste bien sûr mais très bien conçu, là aussi parfaitement illustré : Gothic: The Dark Heart of Film. À noter également la réédition prochaine en volume par Rouge profond – le premier en mars 2014 – de la revue historique Midi Minuit Fantastique : Midi-Minuit Fantastique – l’Intégrale, Vol. 1.

10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile.
3Très décevant
Par Kaiju Steeve
Je m’attendais à une encyclopédie sur le cinéma fantastique : ce n’est pas le cas. 100 ans et plus… n’est qu’un recueil d’avis, entrecoupés de nombreux encadrés thématiques (les éléments les plus intéressants de l’ouvrage). Des avis forcément discutables, notamment lorsqu’ils font preuve d’arrogance, de mauvaise foi ou ne comportent aucune justification. La touche Ecran fantastique, sans doute… On pourra ainsi éclater de rire en lisant l’avis sur Independence Day (alors même que, tout comme l’auteur, j’aime assez ce film).Des avis surtout bourrés d’erreurs, comme si le pavé n’avait été relu que superficiellement, laissant à chaque page ou presque des inexactitudes que le connaisseur repérera rapidement. On pourra également s’interroger sur la cohérence éditoriale de ce recueil, qui ignore purement et simplement certaines formes de cinéma horrifique (le gore allemand est passé à la trappe) au profit de films dont la présence est assez surprenante, entre films d’action ou d’animation sans aucun élément fantastique. D’autant plus curieux que l’auteur annonçait éviter ce genre de dérives dans un éditorial où il écornait les ouvrages du genre osant intégrer La Nuit du chasseur.Si l’on ne peut que s’incliner devant la richesse quantitative de l’ouvrage (plus de 1000 pages), on sera plus sceptiques quant à son contenu qualitatif. Le véritable passionné n’apprendra finalement pas grand chose, et les découvertes seront limitées. On attend donc toujours une véritable encyclopédie du genre…

16 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile.
5Ouvrage tant attendu… et remarquable
Par Esté
Enfin une vraie encyclopédie (car en définitive il n’y a pas d’autre terme) en langue française consacrée au cinéma fantastique et de science-fiction. Et de surcroit à la hauteur ! Ce genre d’ouvrage était attendu depuis longtemps, et tout compte fait, l’attente n’est pas déçue puisque l’œuvre est vraiment remarquable. Elle ne se contente pas que d’entrées, par ordre alphabétique, consacrées aux films et réalisateurs, mais comporte également des encarts tout à fait pertinents, qui mêlent description, histoire et analyse sur un auteur, un courant, un thème, etc. (je pense parmi de nombreux exemples à “Western et fantastique”, p. 1040).On passera outre quelques coquilles (mais qui n’en fait pas dans un ouvrage d’une telle ampleur, il est par exemple fait mention de la mort de Pierre Gires, l’un des auteurs, à deux dates différentes (2001 et 2011)) ; et peut-être une inexactitude (je pense à l’entrée consacrée à David Lynch, où je cite, il est dit : ” ces deux derniers films [Mulholland Drive et Inland Empire] bricolés d’après les pilotes de séries TV mortes en couche”. Or, Inland Empire n’est pas un film issu d’un pilote destiné à une série TV, tout au plus on pourrait évoquer qu’il est organiquement dans la prolongation d’expérimentations vidéo que David Lynch réalisait et diffusait sur (feu) son site internet). Enfin, on regrettera, par endroits seulement, l’absence de légende au matériau iconographique, qui est cependant d’une grande richesse et pertinence.Tout ceci est réellement du détail, car il convient de saluer cette somme de travail, fort utile tout autant pour ceux/celles qui abordent d’une manière scientifique le fantastique et la science-fiction, que ceux/celles dont c’est une simple passion. Pour tou-te-s, voici enfin un ouvrage incontournable, qui deviendra vite un livre de chevet. En plus à un prix terriblement abordable en regard de la qualité.

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